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[PRESSE]

Vienne le ciel, dans la Strada et Performarts

* Marcel Alocco
écrivain, plasticien, critique littéraire à La Strada et PerformArts

 

 

Comme un apprentissage de la photographie. L'art de donner (du modèle) et l'art de prendre de l'auteur… Un rite de possession (" de prises " dit-on pour la photo). L'amour d'une femme (et pour une femme) par l'image, comme par les mots (" révélateurs " dit-on). Un sujet mille fois à saisir, parce qu'insaisissable : il ne s'agit que d'une ombre, un peu de métal d'argent oxydé sur une surface lisse et innocente. Il s'agit de trop de choses pour être arrêté à jamais en un déclic, (" cataracte " dit-il, onomatopée et… malgré tout, brouillage ?), " cataracte " les innombrables déclics pour cette femme figée dans des rapports d'ombres et de lumières. Un être humain impossible à composer, une femme. Et qui cependant est toute ici, en cet instant, " de plusieurs secondes à 1/4000 de seconde " de nombreuses fois fixée semble-t-il de façon précaire pour l'éternité. Surface " sensible ", dit-on. "Chambre obscure coincée entre ses deux cuisses ", ou "blanche lumineuse continue éternelle absolue" longue candide silhouette dans le soleil… Femme, mère, regards différents mais "Ada qu'on ne peut qu'aimer. Sans preuve." Tant est fragile l'image.
Drôle de roman photo, sans photographies, qui n'existe et ne tient que par une écriture originale à la hauteur du propos. L'anecdote serait banale si le découpage photo par photo et l'analyse de chaque plan (sans aucune reproduction !) n'étaient aussi précis et sensibles qu'insolites.